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Les grandes sorties culturelles

Vous l’avez probablement remarqué, mes bonnes intentions de résumer mes diverses sorties musicales et autres ont rapidement pris le bord. Mais pour la postérité, voici une liste rapide de mes activités des derniers mois.

Cinéma, musique, théatre, musée, cirque… c’est plutôt complet comme parcours !

Juillet

Le festival de films FantAsia bat son plein. Loin d’être une experte en la matière, j’accompagne mon ami David pour 3 excellents films asiatiques. Ses critiques pour ces derniers sont disponibles ici, sur son blogue.

Août

Francofolies – J’ai résumé mes 2 premiers soirs, le reste ce trouve ici, en images dans le désordre. En tout, 17 spectacles différents en 9 soirs, ce n’est pas pour rien que j’ai perdu le compte.

La Falla – Encore cette année j’ai assisté à la Falla, ce grand feu allumé par la TOHU. Cette année, la différence était surtout dans la pluie, le froid digne de novembre et le vent malicieux, qui forçait les pompiers à arroser les tisons enflammés en plein vol, aspergeant parfois la foule congelée par la même occasion. J’y ai quand même pris quelques images, qui sont sur mon compte Flickr, en ordre chronologique.

Septembre

World Press Photo 2009 – une tradition incontournable, les meilleures photographie de presse de l’an 2008. Toujours quelques surjets boulversants, d’autres simplement magnifiques. Cette année, parmi les autres expositions présentées par le musée Juste pour Rire, nous pouvons aussi admirer 20 clichés de Jean-René Dufort. À visiter jusqu’au 4 octobre.

Penelope Fortier – Soeur d’une collègue de travail, nous avons donc été invité au « spectacle-lancement » montréalais de son album. À écouter sur sa page Myspace

Esteban – Une rencontre totalement fortuite avec David dans un café m’a permis d’assister à cette pièce où pendant une heure le public voyage dans l’étrange imagination d’Esteban, incarné par le génial Stéphane Crête. La critique de la pièce se trouve sur MonTheatre.

La Vie – Création de la troupe de cirque Les 7 Doigts de la Main, La vie -comme son nom l’indique- est à propos de la mort. Nous sommes dans une salle d’attente, au purgatoire, on nous a remis un numéro à l’entrée et nous attendons notre tour pour notre jugement dernier. Extrait vidéo :

La troupe revient en 2010 avec une nouvelle création, Psy, et j’ai bien l’intention d’y assister.

Première nuit de festival

Et heureusement, c’était congé aujourd’hui (merci aux voisins du Canada). Allons-y rapidement :

Papagroove (http://www.myspace.com/papagrooveband)

Dans la catégorie « J’ai déjà entendu leur nom mais ne sais pas ce que c’est, allons voir », voici les derniers candidats. Formé de 13 musiciens et d’un chanteur ultra énergique, Papa ne fait pas que groover : Papa-bouge, Papa-dance, Papa-saute, Papa-est-difficile-à-photographier (je me trouve drôle). Et comme si ce n’était pas assez, après 3 chansons le ciel s’est déchaîné, envoyant une pluie quasi-torrentielle. J’ai donc fait mes photos habituelles avec une seule main (celle blessée, pour ceux qui suivent mes mésaventures sur Twitter), l’autre tenant un parapluie pour garder mon Rebel au sec, en essayant de voir entre les parapluies des autres.

Papagroove-10

Mais outre ces petits pépins. le spectacle fut très intéressant. Déjà lorsque j’ai reconnu 2 anciens musiciens de DobaCaracol j’avais un gage de qualité (et j’ai d’ailleurs croisé Dorianne (Doba) après le spectacle, fin des potins artistiques). Dès le début le groupe m’a fait sautiller et taper des mains, gagnant mon amour par la même occasion. Et juste voir le chanteur bouger vaut le détour, il était une vraie tornade pendant toute l’heure. Et le fait que personne n’est partie dans la pluie prouve une fois de plus la qualité de la prestation.

Papagroove-11Papagroove-4
Papagroove-8

J’ai acheté leur disque cet après-midi, je verrai s’ils sont aussi bons dans mes écouteurs que devant mes yeux.

Stevie Wonder (http://www.myspace.com/steviewondermusic)

Je ne suis pas réellement une fan de Stevie Wonder. Je connais bien sûr quelques-uns de ses grands succès mais c’est tout. Sauf qu’on ne peut pas passer à côté d’un spectacle gratuit et exclusif de la légende. Même lorsqu’on arrive sur les lieux 30 minutes avant le début du concert et qu’il y a tellement de gens qu’on doit se résigner à regarder sur un écran géant à 2 rues de la scène principale.

Stevie Wonder

Lorsqu’au début Wonder a annoncé voulant rendre hommage à son ami Michael Jackson, j’espérais avoir quelques reprises. et au moins We Are the World. Cependant, après avoir interprété I Can’t Help It, qu’il a écrit pour l’album Off the Wall, le reste de l’hommage consistait surtout à faire jouer des extraits des succès de Jackson, pendant qu’on voyait les musiciens dancer sur la scène et Stevie s’essuyer occasionnellement le coin des yeux (entendu aujourd’hui : «Il y avait des chansons de Michael Jackson mais ce n’était pas lui qui chantait, c’était une fille.», ahahah… pauvre Michael).

Parmi les autres chansons que je connaissais, Michelle des Beatles (ok, entendre des centaines de milliers de gens chanter « Michelle ma belle… » en même temps m’a profondément troublé), Higher Grounds, que je connais surtout à cause de la reprise qu’en ont fait les Red Hot Chili Peppers, et… c’est tout. Lorsque je suis arrivée nez à nez avec David (dans une telle foule, il faut le faire), j’ai décidé de le suivre jusqu’au métro, abandonnant la fin du spectacle (et pouvant ainsi retourner chez moi avec moins de circulation. Quoique…

À venir : Gadji-Gadjo en double, le Pappy Hour Big Band et Creature.

Ma nuit blanche, un résumé rapide

La nuit dernière avait lieu la traditionnelle Nuit blanche du festival Montréal en lumière, une première expérience pour la « encore nouvelle » montréalaise que je suis, bien que j’ai souvent écouté certains concerts retransmis en direct sur la Première Chaîne de Radio-Canada, surtout à l’époque où j’habitais encore chez mes parents.

Bref, une nuit complète d’activités et expositions intérieures et extérieures, trop de choix pour une seule nuit, j’avais sélectionné rapidement des activités il y a quelques semaines, mais avant même d’être partie, mon programme a été charcuté, par ma propriétaire qui a placé une visite de mon logement en début de soirée. Et finalement, cette visite s’est avérée être les premiers visiteurs qui revenaient signer le bail. Considérant que j’ai signé mon propre bail dans le Tim Horton du coin, j’ai été plutôt insultée qu’elle débarque chez moi un samedi soir plutôt que faire la même chose.

M’enfin, liste rapide, parce que je n’ai pas envie de m’éterniser :

Au Vieux-Port

Premier arrêt au Vieux-Port, pour les activités d’ouverture mais aussi parce qu’on y promettait beaucoup d’activités. Constatations : beaucoup trop de gens, beaucoup trop énervés, un spectacle de discothèque (avec entre autre un remix dance d’une chanson de Jorane, mes dents en ont grincé), pas trop ma tasse de thé, mais comme mon activité suivante était tout près et dans plus d’une heure, je suis restée sur les lieux, à essayer de prendre quelques photos avec mes doigts trop gelés (car même avec des mitaines, c’était föking froid !) Après les feux d’artifices, n’en pouvant plus, je me suis dirigée dans la chaleur du métro pour attendre l’activité suivante.

Art dans le métro

Un rally passionnant où un guide nous a fait découvrir l’histoire des oeuvres d’art du métro de Montréal, avec visite détaillée de 3 stations (Champs-de-Mars, Berri-UQAM et McGill). Assez passionnant pour que je ne vois plus jamais ces 3 endroits de la même façon, assez inspirant pour un projet que j’ai déjà débuté il y a quelque temps, mais long, looooong. Deux heures pour visiter des stations pratiquement voisines, assez d’informations pour que ma tête explose. L’agence responsable de la visite offre habituellement un circuit de 20 stations, je me dit qu’il faut sans doute y consacrer 2 jours complet x_x

Pause

Déjà 23hres, j’avais prévu seulement une heure pour la visite du métro, mais je n’ai pas envie de m’arrêter maintenant. Je me dirige vers Juliette et Chocolat pour une pause gourmande, mais la file trop longue me fait changer d’idée. J’ai froid et besoin d’énergie le plus rapidement possible. La Brûlerie St-Denis vient de fermer ses portes, je me contente d’un moka au Second Cup et d’un biscuit-pas-bon qui traîne encore presque en entier dans mon sac. Déception.

Art souterrain

Direction Place-des-Arts, d’où je débute le parcours des souterrains de la ville, pour visiter les nombreuses installation artistiques installées toute la nuit. Un parcours facile à suivre, avec des flèches partout, heureusement car certains tunnels étaient visités par moi pour la première fois et j’ai un talent inné pour tourner en rond sous la ville à la recherche d’une sortie (c’en est parfois ridicule). Beaucoup de choses intéressantes, beaucoup d’étranges, une variété incroyable : photos, projections vidéos, danses, installations insolites, j’ai même vu une femme à barbe. Partout des coussins et des divans, des gens assis qui relaxent en fixant les murs, d’autres qui font des photos expérimentales, plusieurs corridors m’ont fait pensé à l’exposition sur Andy Warhol que j’ai visité en novembre dernier. Je suis remontée à la surface quelques corridors avant la fin, station Bonnaventure, pour la dernière étape de ma nuit.

Le ciel de Galilée

Dernier arrêt au Planétarium, pour le festival de l’attente. Une bonne demie-heure à l’extérieur, un autre 45 minutes à l’intérieur, pour finalement s’assoir confortablement, la tête en l’air, et regarder des explications rapides de qu’on peut voir dans le ciel ce mois-ci et du ciel tel que vu par Galilée il y a 400 ans. Sortie les yeux petits, avec l’envie d’aller passer le reste de la nuit couchée dans un champs loin de toute source lumineuse et divaguer sur les constellations (la geekette que je suis possède d’ailleurs un cherche-étoile, l’ami des nuits chaudes de l’été). J’ai accès gratuitement au Planétarium en novembre, je vais en profiter pour y retourner et revoir la version longue de cette présentation.

Enfin dans le lit

Retour à la maison à 3 heures du matin (vive le métro ouvert toute la nuit !). Au lit immédiatement, le dos, les épaules et les jambes en compote, mais incapable de dormir parce que :

  • - Le café but 4 heures avant fait encore effet
  • - Le café fini par me donner (très) mal au ventre
  • - J’ai la tête trop pleine d’informations/émotions/idées, positives et négatives, et je n’arrive par à faire taire tout ce qui me traverse l’esprit (à cause du café)
  • - Le mal d’oreille de Ludo refait surface, je passe donc de longues minutes à lui masser l’oreille d’une main, mon ventre de l’autre
  • - J’ai froid. Trop froid. Et je n’arrive pas à me réchauffer
  • - Finalement, après avoir dormi environ 2 heures, la voisine me réveille avec son bruit habituel

Bref, aujourd’hui je suis fatiguée et un peu de mauvais poil, donc je reste en boule sur mon divan, à contempler la lourdeur du silence.

Quant à mes photos de la nuit dernière, elles arriveront au compte-goutte, lorsque je prendrai le temps de classer tout ça, sur mon compte Flickr. Avis aux intéressés.

Une fin de semaine « culturelle »

(Ou comment se divertir pour moins de 40$, bouffe non-incluse.)

Samedi, un plan de match d’enfer :

  • - Premier arrêt au Musée des Beaux-Arts pour visiter Warhol Live, une exposition retraçant les influences de la musique et de la dance dans les oeuvres du célèbre artiste. Portraits, photos, pochettes de disques, films,… Chaque changement de pièce réservait une surprise, nous faisant passer de sa célèbre Factory, son studio peint tout d’argent, au Studio 54, en passant par des prestations du Velvet Underground, des magazines et des entrevues à la télé. Projections, stroboscopes, diapositives psychédéliques et oreillers volants, sans compter la musique, passant parfois de l’opéra au rock dans la même pièce (sans compter Andy Warhol par David Bowie, chanson qui me trottait dans la tête depuis le début de la visite), une exposition a voir absolument, pour seulement 15$.
  • - Ensuite, direction Place des Arts, pour visiter Sympathy for the Devil, Art et rock and roll depuis 1967 au Musée d’art contemporain. On m’avait averti que l’exposition était moins intéressante que celle de Warhol (beaucoup de nom inconnus, à moins d’être un spécialiste de la scène underground des 40 dernières années et beaucoup… d’étrange, disons), mais on y retrouve quand même plusieurs oeuvres intéressantes et certains trucs vraiment psychédéliques. Je me suis d’ailleurs dit que la visite devait être totalement différente sous l’effet de substances illicites. Mon fou rire de l’expo : une Sleeveface (oui, une sleeveface au musée !) et surtout sa description rigolote : «Par cette oeuvre la photographe a voulu démontrer les liens qui l’unissent à l’artiste. ». J’adore, ahahah ! Coût de l’exposition : 8$, ce qui n’est vraiment pas cher et donne aussi accès aux autres salles du Musée.
  • Un dernier arrêt en allant prendre la ligne orange au métro Place-d’Armes : le Palais des Congrès. Parce que j’avais envie de m’amuser avec les vitraux colorés depuis longtemps mais surtout parce que j’avais entendu parlé de l’installation Lipstick Forest et que j’avais envie de me ballader entre les arbres rose fushia. (Coût : gratuit !!)

Lipstick ForestLipstick Forest
Lipstick Forest

Dimanche, une journée plus tranquille, je me suis rendue au cinéma Beaubien pour tomber sous le charme de Babine, film écrit par le conteur Fred Pellerin. Une distribution impeccable, un univers parfaitement conforme aux histoires du conteur qui a réussit à mettre le petit village de Sainte-Élie-de-Caxton sur la carte du Québec (tous les personnages parlent dans « sa langue », changeant les mots pour colorer davantage l’histoire), le tout enrubanné dand un univers fantastique qui rappelle Big Fish de Tim Burton. Un film à voir et revoir, tout en espérant avoir plus de cinéma de ce genre au Québec, et surtout plus de contes de Pellerin au grand écran ! Prix du cinéma un dimanche après-midi : 8,50$.

Et finalement un dernier arrêt au marché Jean-Talon pour une mini épicerie pas si petite qui m’a coûté probablement plus cher que tout le reste, mais ça, c’est une autre histoire !

En direct sur la route

Je suis présentement à Québec, assise près du bassin Louise à attendre mon transfert de bus et je pense que je suis assise dans une crotte de chien. :grrr:

Une soirée qui sonne manouche

Touching the Sky

Tel que promis, un résumé rapide des deux seules prestations que j’aurai vu cette année au Festival de Jazz.

The Lost Fingers (http://www.myspace.com/thelostfingers)

Je suis arrivée à la place des Arts vers 16hres. Le temps de me repérer et de trouver un endroit pour faire pipi, je suis arrivée devant le pavillon Heineken à 16h15. En voyant la file gigantesque, j’ai compris que je n’irais pas me promener sur le site en attendant le début du spectacle et je me suis mise en ligne. Une heure et quart avant le début de la prestation et la sécurité nous avertissait déjà qu’il n’y aurait peut-être pas de place pour nous. Et les gens continuaient à arriver en gros groupes.

C’est David qui m’a fait découvrir ce trio d’hurluberlus à la fin de l’hiver dernier et depuis ce temps, ils font boule de neige : lancement d’un album, déjà disque d’or, chansons qui roulent à la radio et cette série de dix prestations gratuites au Festival de Jazz de Montréal, qui a eu un succès totalement inattendu. Après leur dernière prestation ce soir, ils se dirigent vers le Festival d’été de Québec, avis aux intéressés.

Quant à moi, j’ai pu entrer après un réaménagement de la salle et j’ai réussit à me glisser vers l’avant du pavillon qu’on peut également surnommer le four, car sans l’air climatisée qui arrivait à maintenir la température un peu au-dessus de 20°C, tout le monde serait mort.

The Lost Fingers

Le Hot Club de ma Rue (http://www.myspace.com/lehotclubdemarue)

Je connais ce groupe parce que l’excellente violoniste Josianne Laberge (feu Polémil Bazar) en fait partie. Je fut donc évidemment un peu déçue de constater qu’elle n’était pas là hier soir, mais Zoé Dumais (Sagapool) a été plus qu’à la hauteur. Franchement, je n’avais pas remarqué son talent, honte à moi, je vais réécouter Épisode Trois plus attentivement.

Flying Violin !

Spectacle assez tranquille, une petite scène près de la fontaine du Musée d’Art Contemporain. Des anmations pour les enfants tout près, un public en majorité assis (à côté de moi, une femme allaite son bébé, plus loin, un groupe de dames agées rigolent… on est loin du Festival d’Été de Québec et sa foule mongole). Mon bout préféré du spectacle c’est lorsque j’ai appris que le groupe avait un cd à vendre. S’ils n’avaient pas été si bons, je serais partie me le chercher en courant. Chose que j’ai faite dès que le groupe est sorti de scène et comme j’ai dit à la blague hier, c’était plus long de me rendre à la tente où les cds étaient vendus que de revenir chez moi en metro. Et ce n’est pas une blague tant que ça.

Le Hot Club de Ma Rue

Putain de foules, celui qui trouve un moyen efficace de circuler là-dedans se mérite un prix d’ingénierie !

Début de ma saison des spectacles d’été

Malgré le reaménagement pas tout à fait terminé, je ne pouvais pas laisser filer le Festival de Jazz sans aller au moins faire un petit tour du côté des spectacles gratuits. Deux petites prestations, de deux groupes que j’aime beaucoup et que j’ai découvert sur MySpace. Fin des ressemblances :P J’écrirai un très court résumé demain, ce sera un avant goût pour les FrancoFolies, où je compte profiter des spectacles gratuits, l’argent nécessaire pour voir la Rita Mitsouko, Mutantès de Pierre Lapointe ou autre spectacle alléchant ayant été investi dans mon nouveau chez-moi.

Demain donc, avec peut-être même des photos, malgré que j’en ai pris très peu.

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