Un an auparavant, j’avais vu le groupe sur une terrasse ensoleillée, également dans le cadre du festival de Jazz. L’expérience devait être légèrement semblable cette année, mais à la dernière minute, le spectacle a été déplacé en fin de soirée, sous une petite tente aux places assises. C’est par pur hasard que j’ai appris ce changement, heureusement, et j’avoue que l’endroit était fort approprié. Petit, intime, à l’abri du bruit de la foule et de l’orage électrique qui rageait au dehors, le seul défaut de l’endroit était le mauvais éclairage, peu approprié aux photos.
Pour le groupe, rien à redire. Des interprétations exemplaires de succès swing-manouche des années 40-50, des musiciens incroyables, quelques nouvelles pièces dont une qui pourrait s’appeler « changer une corde de guitare pétée sans que ça ne paraisse dans la chanson » (quand je dis que les musiciens sont incroyable… ce fut une improvisation qui a mérité une ovation debout).
C’est ce qui conclut le Festival de Jazz pour cette année, mais pas les concerts de l’été. Il y a des concerts gratuit au centre-ville, et les Francofolies commencent dans une semaine. Vite, prenons un peu de sommeil en avance !
Voix féminine de l’ancien duo Bet.E & Stef (duo qu’elle refuse de nommer, l’appelant simplement « son dernier groupe »), Bet.E a donné beaucoup de concerts aux quatre coins du monde. C’est sans doute ce succès qui a justifié qu’après son premier album solo elle se retrouve déjà à chanter sur la plus grande scène du festival. Était-ce le meilleur endroit ? Probablement pas. Bien que la foule ait été plutôt nombreuse (mais beaucoup moins que pour Patrick Watson ou même Florence K), le style de musique, majoritairement des bossa nova plutôt tranquilles, aurait été plus apprécié sur une scène plus petite, plus intime, quitte à jouer 2 soirs de suite.
Bien que tranquille (très tranquille), côté interprétation il n’y a pas grand chose à reprocher. La qualité instrumentale a été présente, la foule se dandinait un peu et tapait des mains, mais nous sommes loin d’une performance inoubliable. Ça revenait à écouter l’album, mais avec un peu d’éclairage coloré.
Là où le spectacle rate son coup, c’est avec la présence de la chanteuse. Peut-on mettre ça sur le stress de donner des premiers spectacles en solo devant une grande foule ou sur l’arrogance de se voir dérouler le tapis rouge au festival de jazz ? Je préfère penser que c’est du stress. Mais peu importe, Bet.E ne semblait pas… naturelle. Ses sourires semblaient forcés, ses interventions était longues, un peu hors sujet et maladroites, si bien que c’était presque un soulagement lorsqu’elle recommençait à chanter.
Bref, une soirée où nous avions beaucoup d’attentes mais qui nous a laissé un arrière-goût un peu amer.
À venir : une dernière soirée, avec le Hot Club de ma Rue.
Recette gagnante : Prenez un musicien montréalais talentueux et apprécié, offrez-lui la plus grande scène extérieure du festival de jazz, donnez-lui carte blanche pour un spectacle gratuit de deux heures et laissez agir.
C’est un peu comme ça qu’on pourrait résumer le spectacle de la semaine dernière. Patrick Watson a décidé de bien utiliser cette chance de faire son plus gros spectacle en carrière (le 2e étant lui aussi dans le cadre du fijm, il y a quelques années). Tout a été pensé pour plaire au public ravi : musiciens et chanteurs invités (dont Lhasa de Sela et le batteur Guy Nadon), projections d’images sur un grand rideau blanc devant la scène ainsi que sur les édifices autours, jeux d’ombres chinoises, feux d’artifices, choristes grimpées sur le toit de la Place des Arts, chantant avec un mégaphone, arbres qui dansent, et autres manifestations artistiques…
La foule était immense et compacte, c’est avec beaucoup de chance que j’ai réussit à me glisser vers l’avant. Mais même ceux à l’arrière n’ont pas été négligés, le groupe ayant chanté 3 chansons sur une plate-forme au milieu du public, équipés d’un attelage de haut-parleurs et éclairages. C’était à notre tour, à l’avant, de devoir regarder la performance sur les écrans géants.
Bref, une soirée magique qui a su plaire à tous, même ceux qui n’étaient pas des fans du chanteur au départ.
Lors du déluge de la veille (mentionné précédemment), mon vieux parapluie a rendu l’âme lorsque l’eau s’est mise à traverser son tissu (on peut dire ici que j’use mes chose jusqu’à la corde, oh que oui). J’avais donc décidé le lendemain de ne pas m’encombrer de sa dépouille, décision que j’ai quand même regretté car l’après-midi a été un mélange de pluie forte, soleil brûlant et vents froids. Et je n’avais qu’un t-shirt, uh-uh…
Le plan de l’après-midi était simple : La Fanfare du Belgistan, Gadji-Gadjo, La Fanfare du Belgistan (ce 2e spectacle a été annoncé à la dernière minute), Gadji-Gadjo. Je suis une maniaque, je sais.
Je vais sauter le passage sur Gadji-Gadjo car je n’ai rien à dire de plus que la dernière fois : 2 prestations géniales, encore très différentes, une sous une forte pluie, l’autre au milieu de la foule car la scène n’était pas disponible. Les deux fois, le groupe a réussit à attirer le soleil.
Que dire de plus que ce groupe belge est à voir absolument ! Des harmonie parfaites, un mélange de percussions, cuivres et vents, des arrangements réglés au quart de tour. La foule a été difficile à faire levée mais ils ont tout de même réussit. Et leur deuxième album (surprise ! un nouveau disque !) s’est vendu comme des petits pains chauds après chaque performance (bien sûr j’en ai adopté un ). Le groupe a joué toute la semaine au festival, j’espère qu’ils avaient apporté suffisamment de disques dans leurs valises.
Les musiciens sortaient à peine (ou presque) de l’avion samedi, malgré la fatigue ils ont tenus le coup pour leurs deux spectacles. Les autres jours étaient peut-être même plus énergiques mais d’autres engagements m’ont empêché d’y retourner (ménage, boulot, ce genre de trucs passionnants).
Vendredi. Je quitte mon appartement sous une légère averse, me disant que ce n’était pas quelques gouttes qui allaient gâcher un spectacle. Le temps d’arriver à la Place des Arts et l’averse s’était transformée en déluge. Il y avait déjà une bonne foule, cachée sous les parapluies, et je faisais déjà le deuil de mes photos en réalisant que je ne verrais peut-être pas le spectacle, même si j’étais bien placée.
Puis, à peine Florence K arrivée sur scène que magie ! La pluie s’est transformée en fine bruine pour ensuite s’arrêter rapidement. Les parapluies se sont immédiatement fermés, à part quelques bornés dont une dame qui s’accrochait à 2 mains de peur qu’on lui ferme de force (note à ces quelques bornés : si vous avez peur à ce point de recevoir un peu d’eau, n’allez pas vous placer à l’avant, vous cachez tout le monde… aussi : comment faites-vous pour prendre votre douche avec cette peur de l’eau ?).
La prestation a duré une heure dans laquelle s’est mélanger musiques cubaines, brésiliennes, salsas, tangos, blues,… Le talent de la K au piano et à la voix est incontestable, et de plus, elle est entourée d’excellents musiciens qui ont su faire des arrangements et des enchaînements magnifiques sur les pièces.
À venir : encore de la pluie, encore Gadji-Gadjo et la Fanfare du Belgistan.
Puisque je ne travaillais pas en ce chaud mercredi, j’avais prévu de passer l’après-midi au festival, retourner souper à la maison, puis aller voir un dernier spectacle en fin de soirée. Question d’être bien reposée le lendemain au travail, genre.
Savant mélange de musique tzigane d’Europe de l’est et de musique traditionnelle aux racines québécoises, j’ai découvert ce groupe avec leur premier album en 2005. Lorsque j’ai su qu’ils jouaient tout plein de fois cette semaine au fijm, je devais aller les voir plus d’une fois. J’ai donc commencé leur série de prestations avec 2 spectacles de suite.
J’oserais dire que s’ils sont excellent sur disque, ils sont encore meilleur sur scène. Des enchaînements rapides, une parfaite synchronisation, l’expérience d’un groupe qui roule sa bosse depuis déjà un moment. Et comble de bonheur, ils ont compris comment offrir plusieurs prestations à un public : en ne jouant pas toujours la même chose. Ce sont 2 spectacles différents que j’ai vu, avec 2 foules légèrement différentes mais tout aussi ravie que moi.
Pour vous convaincre de leur talent, voici leur hommage au métal (version tziganne) : Allegro Diabolico. J’adore
Peu de chose à dire sur ce big band sinon qu’un ami y joue et que les prestation était parfaitement située entre les deux performances de Gadji-Gadjo. C’est donc assise dans un peu d’ombre que j’ai écouté une heure de cuivres et percussions latines, en tapant du pied et en buvant la slush rouge la plus chimique à laquelle j’ai goûté de ma vie (beurk).
En théorie, la description de ce groupe montréalais est très alléchante : un disco-punk mélangeant les influences de Prince et des B-52’s.
En pratique, je n’avais pas l’intention de rester jusqu’à la fin, mais je n’ai pas pu quitter lorsque j’ai entendu leur musique. Le groupe est une véritable tornade sur scène et ils ont réussit à envouter et faire danser la foule après quelques secondes à peine. Sur scène, le groupe est plus punk que disco, avec un son bien pesant et une énergie explosive. Mais les mélodies gardent leur côté dansant et ils ont définitivement gagné mon coeur.
Dans la catégorie « J’ai déjà entendu leur nom mais ne sais pas ce que c’est, allons voir », voici les derniers candidats. Formé de 13 musiciens et d’un chanteur ultra énergique, Papa ne fait pas que groover : Papa-bouge, Papa-dance, Papa-saute, Papa-est-difficile-à-photographier (je me trouve drôle). Et comme si ce n’était pas assez, après 3 chansons le ciel s’est déchaîné, envoyant une pluie quasi-torrentielle. J’ai donc fait mes photos habituelles avec une seule main (celle blessée, pour ceux qui suivent mes mésaventures sur Twitter), l’autre tenant un parapluie pour garder mon Rebel au sec, en essayant de voir entre les parapluies des autres.
Mais outre ces petits pépins. le spectacle fut très intéressant. Déjà lorsque j’ai reconnu 2 anciens musiciens de DobaCaracol j’avais un gage de qualité (et j’ai d’ailleurs croisé Dorianne (Doba) après le spectacle, fin des potins artistiques). Dès le début le groupe m’a fait sautiller et taper des mains, gagnant mon amour par la même occasion. Et juste voir le chanteur bouger vaut le détour, il était une vraie tornade pendant toute l’heure. Et le fait que personne n’est partie dans la pluie prouve une fois de plus la qualité de la prestation.
J’ai acheté leur disque cet après-midi, je verrai s’ils sont aussi bons dans mes écouteurs que devant mes yeux.
Je ne suis pas réellement une fan de Stevie Wonder. Je connais bien sûr quelques-uns de ses grands succès mais c’est tout. Sauf qu’on ne peut pas passer à côté d’un spectacle gratuit et exclusif de la légende. Même lorsqu’on arrive sur les lieux 30 minutes avant le début du concert et qu’il y a tellement de gens qu’on doit se résigner à regarder sur un écran géant à 2 rues de la scène principale.
Lorsqu’au début Wonder a annoncé voulant rendre hommage à son ami Michael Jackson, j’espérais avoir quelques reprises. et au moins We Are the World. Cependant, après avoir interprété I Can’t Help It, qu’il a écrit pour l’album Off the Wall, le reste de l’hommage consistait surtout à faire jouer des extraits des succès de Jackson, pendant qu’on voyait les musiciens dancer sur la scène et Stevie s’essuyer occasionnellement le coin des yeux (entendu aujourd’hui : «Il y avait des chansons de Michael Jackson mais ce n’était pas lui qui chantait, c’était une fille.», ahahah… pauvre Michael).
Parmi les autres chansons que je connaissais, Michelle des Beatles (ok, entendre des centaines de milliers de gens chanter « Michelle ma belle… » en même temps m’a profondément troublé), Higher Grounds, que je connais surtout à cause de la reprise qu’en ont fait les Red Hot Chili Peppers, et… c’est tout. Lorsque je suis arrivée nez à nez avec David (dans une telle foule, il faut le faire), j’ai décidé de le suivre jusqu’au métro, abandonnant la fin du spectacle (et pouvant ainsi retourner chez moi avec moins de circulation. Quoique…
À venir : Gadji-Gadjo en double, le Pappy Hour Big Band et Creature.
chausse ses Converse et part faire son exploration urbaine du samedi ! (en espérant voir un rayon de soleil d'ici la fin de la journée) (+)il y a 48 minutes