En gambadant dans les jardins
Même si mes nombreuses visites au Jardin Botanique nuisent à mes différents projets d’explorations montréalaises, il faut avouer que c’est mon bestiaire urbain qui en profite.
Même si mes nombreuses visites au Jardin Botanique nuisent à mes différents projets d’explorations montréalaises, il faut avouer que c’est mon bestiaire urbain qui en profite.
Pour se faire pardonner des dernières semaines où le mercure a fait du surplace à peine quelques degrés au-dessus du point de congélation, Dame Nature a décidé de nous gâter avec un avant-goût de l’été. Un samedi en plus, pas un jour de semaine où on doit rester enfermé dans le bureau. Il fallait donc absolument profiter de la journée au maximum. Programme presque entièrement planifié.
Se lever tôt et ouvrir immédiatement les fenêtre, puisque la chaleur était déjà au rendez-vous. Prendre une douche en écoutant les oiseaux qui gazouillent dehors (puisque la fenêtre de ma salle de bain est carrément au-dessus de la baignoire).
Avaler une bouchée, avoir l’idée brillante de mettre de la crème solaire, prendre le Rebel avec soi et hop ! C’est un départ ! Premier arrêt, le Métropolis, rue Ste-Catherine. Parce que c’était aujourd’hui la mise en vente des billets pour les Francopholie et en achetant les 2 billets qui m’intéressaient tôt, je profitais d’une promotion qui me donnait le premier gratuit à l’achat du deuxième. Je vais donc officiellement assister au spectacle d’Arthur H (avec Yann Perreau en première partie) ainsi qu’aux Moquettes Coquettes et leurs invités (dont Orange Orange et la Patère Rose). Tout le reste de mon horaire pour les francos sera décidé plus tard, lors de l’annonce du reste des prestations, mais peut-être que d’autres spectacles en salle s’ajouteront, on verra.
Acheter un grand thé glacé en chemin et se diriger vers le métro, direction l’île Ste-Hélène. Passer l’après-midi à jouer au chasseur d’oiseaux (un Pic Flamboyant, le premier que je vois de ma vie, qui n’aura jamais voulu se laisser approcher), se battre contre le vent fou, respirer l’air du fleuve, observer la ville de Montréal qui s’agite sur l’autre rive, traverer le parc Jean-Drapeau dans tous les sens, jusqu’à ce que les jambes commencent à montrer de sérieux signes de fatigue.
Rentrer à la maison, faire une sieste avec Ludo avant le souper (notre activité de fin de semaine favorite, quoiqu’il ne se gêne pas pour la faire sans moi la semaine), grignoter devant notre émission pour ados favorite (j’adooore), puis tenter de faire un sorbet au citron. Le sorbet ne voulant pas geler (trop de sucre ?), foutre le tout au congélateur, se disant que dans le pire des cas, ça deviendra une bonne limonade.
Trier ses photos de la journée, travailler un peu dans les fichiers d’Essentiae, faire des backups et libérer un peu d’espace sur le disque dur. Finir la soirée par le ménage de la salle de bain, juste pour se donner une bonne conscience (ma nouvelle résolution : minimum 15 min de ménage chaque jour, parce que c’est le bordel ici !).
22h30, brûlée, je songe commencer l’épisode de Fringe de cette semaine dans mon lit, mais je risque de ne pas me rendre jusqu’à la fin ce soir. Demain, une journée moins folle, j’espère…
Mais surtout la foule, nombreuse à profiter du beau temps de dimanche pour aller marcher dans les sentiers du Jardin Botanique. De mon périple j’ai rapporter des bonnes nouvelles, les premiers signes du printemps :
« Il fait beau, faisons un aller-retour jusqu’au somment du mont Royal en marche rapide. »
La bonne nouvelle, c’est que mes jambes semblent déjà s’en remettre. J’ai eu peur de ne pas pouvoir me tenir debout pendant au moins 2 jours.
L’autre bonne nouvelle, c’est que j’ai rempli ma caméra de couleurs et textures automnales.
Et j’ai photographié un couple asiatique avec une caméra tellement automatique que ça m’a pris 2 essais avant de réussir. « Just push that button », ahahahah, trop simple pour moi, ça ne marche pas.
Chez les parents pour la fin de semaine, je m’éclipse en après-midi pour me rendre sur la rive du lac St-Jean. Assise sur une grosse pierre, j’écoute les vagues en me disant que je pourrais facilement passer le reste de ma vie assise à cet endroit exact. Un peu plus loin, des touristes s’amusent à passer au milieu d’un gros rocher fendu en faisant des bye-bye à la caméra. Du coup, je me demande…. devrais-je leur dire que cette grosse pierre sert d’urinoir pour la population masculine locale ? Bah, ne gâchons pas leurs vacances, ils vont sans doute aller courir dans l’eau après.
(Ceci s’est passé en moins de 5 secondes)
*bruits dans l’herbe*
- Ah ! Un crapaud !
- Ben voyons, il n’avance pas vite, on dirait qu’il a un problème.
- Hein, elle est bizarre sa patte arrière.
- Oooohhhhhhhhh….
Troisième rencontre avec les fameuses couleuvres du Parc les Saules, cette fois pendant l’heure du lunch.
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