Archives pour janvier 2006

Trop lourd pour une seule tête

Exaspérée Découragée Inquiète Heureuse Intimidée Égoïste Irritée Exaltée Toumentée Affligée Intriguée Déçue Séduite Boudée Déprimée Blessée Angoissée Alarmée Effrayée Étourdie Interessée Étonnée Enragée Surprise Égarée Jalouse Désorientée Effacée Énervée Perplexe Obsèdée Triste Charmée Distraite Confuse Gênée Divisée Désolée Fuite Passionnée Dénigrée Affaiblie Paranoïaque Illuminée Désespérée Découragée Ravie Inspirée Enchantée Épuisée Bloquée Effondrée Mélangée Fascinée Curieuse

…et tout ce que je provoque en échange de ce chapelet d’émotions, c’est de l’indiférence.

Retraite

Harvest
   Dans le fond de ma poche, quelques graines d’origine inconnue. Je les ai placées en terre, à quelques pas de mon abris secret, dans l’espoir qu’elles deviennent une végétation assez dense qui pourra me dissimuler encore plus.

Ces moments d’invisibilité me plaisent énormément. Je me surprends de plus en plus à retenir mon souffle au moindre petit bruit afin qu’aucune créature humaine ne puisse détecter ma présence. Du moins, pas pour l’instant.

Tout ce dont j’ai envie c’est d’attendre un peu, bien cachée, le temps que ma culpabilité diminue, en surveillant mes plantations mystérieuses pour voir ce qu’elles me réserveront.

Le trognon plein de vers

J’ai confronté mon indépendance. Après une longue réflexion qui m’a occupé et torturé l’esprit pendant des jours, j’ai décidé de la laisser vivre. Parce que je refuse de m’accrocher, je refuse d’être dépendante, chaque essaie me rendant plus faible, je refuse de perdre ma force et ma détermination.

Je suis une petite pomme avec le coeur gros. Mais ce coeur, malgré ses pépins, est une ressource inestimable de fertillité créative alors peut-être est-ce une bonne chose de le laisser enfler ainsi à l’occasion sans céder à tous ses caprices.

Syndrome de la page blanche

Un cahier ouvert près de moi. Sur une page, quelques mots sont griffonés. Pensées entremêlées, ébauches d’émotions, brouillon de ce que ma vie est présentement ou plutôt devrait être dans un monde idéal. Plus j’essaie de mettre tout ça au clair, moins je m’y retrouve. Lorsque je veux faire la mise au point sur une pensée, une autre s’impose par-dessus.

Je crois savoir ce dont j’aurais besoin, mais ce n’est pas avec un seul journal que j’arriverai à le développer.

Poussières d’étoiles

J’ai décidé de voyager de nuit, afin de me cacher dans les ombres et de voyager léger. Je me suis donc débarrassée de tout ce qui était le moindrement inutile et qui pesait sur ma conscience.

Il y a quelques nuits, j’ai apperçu une étoile qui brillait différemment des autres. J’ai donc modifié ma trajectoire et je marche maintenant dans sa direction.

Happée par le courant

Tout est gris. Tout est froid. J’ai tellement besoin de chaleur…

L’épuisement me ramène lentement vers les pronfondeurs, celles que je tente désespérement de fuir depuis plusieurs semaines. J’ai toujours prétendu être assez forte pour me débrouiller seule, mais ces temps-ci, je doute. Et si tout était plus simple à deux, en se supportant mutuellement ?

Cette indépendance dont je suis si fière, j’ai une envie brûlante de l’assassiner, de l’abandonner sur les rochers noirs.

À tâtons

La brume est épaisse et je m’y enfonce. À partir de maintenant, mes yeux ne seront plus d’aucune utilité. Ne me reste que l’instinct.

Explorations

Discussions

Nominations

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